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1 janvier 2005 6 01 /01 /janvier /2005 19:13

 

(*) Dans le Nord du Bassin Parisien, l'on peut voir, dans les couches de grès de Beauchamp (Auversien), un certain nombre d'abris gravés dans des abris sous roches à l'époque du Mésolithique et après. Ils se trouvent principalement au Sud-Est du département de l'Oise, et au Sud-Ouest de celui de l'Aisne. La concentration la plus importante se situant dans la région de Fère-en-Tardenois ; Cet art rupestre a été baptisé "Tardenoisien" par les archéologues. Bien que contemporains et avoir un graphisme proche de ceux, dits "Sauveterriens" du Sud du Bassin Parisien, ils semblent tout de même être -sauf exceptions- de moindre facture et plus rustiques. 


(**) Au Mésolithique Azilien (autour de 9000 avant JC), sont apparus les premiers arcs pour la chasse. Auparavant, on utilisait des propulseurs qui lançaient des javelots (ou sagaies).
   

(***) Les débuts de l'agriculture, correspondent -en nos régions- à la période transitoire, située entre la fin du Mésolithique des derniers chasseurs, pêcheurs et cueilleurs nomades, et celle des débuts de la sédentarisation du Néolithique des premiers agriculteurs (autour de 6000/5000 ans avant JC).

 

 

 

____________________________________

 

 

(1) Les platières sont des petits plateaux typiques des massifs de Fontainebleau, qui se situent sur les sommets de certains amas rocheux.

 

(2) La technique ancestrale -longue et fastidieuse- consistait à enfoncer des coins de bois dans des interstices naturels (les sillons) ou ébauchés à l'aide d'outils, dans la roche de grès à découper. Ils devaient ensuite être mouillés constamment, afin qu'ils gonflent et finissent par la faire éclater en gros blocs, appelés "mortaises" ou "boites à coins". À l'aide de masses et de coins en fer, ces  mortaises étaient ensuite transformées en sections plus petites, pour être finalement débitées, soit en pavés, bordures de trottoirs ou en éléments pour la construction.

À la fin du XVIIIème siècle et au début du XIXème siècle, cette méthode fut remplacée par une autre plus rapide, qui consistait au remplacement des coins de bois par l’utilisation de grosses masses en fer tenues à deux mains, qui frappaient de gros coins métalliques en appui sur la roche. Un ouvrier aguerri pouvait débiter plus de 12000 pavés par an.


Au XIXème siècle, au Rocher du Long Boyau, du Cuvier Châtillon et au Mont Saint-Germain, les grandes entreprises utilisèrent des explosifs en barres (poudre noire) afin de pouvoir arracher de gros blocs de grès aux fronts de tailles. Les ouvriers pratiquaient des trous cylindriques de trois à quatre centimètres de diamètre, sur une profondeur de trois à quatre mètres dans la roche avec des barres à mines. Puis on y insérait l'explosif muni d'une mèche longue. On complétait le bouchage du trou à l'aide de bourres et de silice. On allumait ensuite la mèche pour faire éclater la roche. Plus tard, l'utilisation d'explosifs se généralisa sur les parties du massif forestier encore autorisées à l'exploitation des carrières.

 

 

(3) Dans certaines carrières situées en des lieux difficilement accessibles, on équipait des mulets ou des ânes de grands paniers en osier fixés sur leurs flancs,  que l'on remplissait de pavés. Pour les fortes pentes, on utilisait parfois des traîneaux, selon le même principe que les schlittes à bois des Vosges.

 

 

(4) Baptisée -non sans un certain humour- par les carriers : "Rhume de Saint Roch", leur saint patron...

 

(5) Au XIXème siècle, à part les grosses entreprises qui fournissaient à leurs ouvriers les outils nécessaires à leur travail ; la plupart du temps ces derniers venaient sur les chantiers avec leur propre outillage. Et l’achat d’une seule masse neuve équivalait à près de deux semaines du salaire moyen d'un ouvrier dans les années 1850. Aussi, après leur labeur, beaucoup d'ouvriers laissaient leur outillage -trop lourd à porter- en le cachant sur place dans de petits abris creusés à cet effet. Mais malgré ces précautions, les vols d’outils dans les chantiers n’étaient pas rares à cette époque, comme l’attestent les nombreux procès verbaux de plaintes déposées à ce sujet.

 

 

(6) Les travailleurs immigrés (Belges, Polonais, Italiens...) étaient déjà présents depuis la seconde moitié du XIXème siècle, mais proportionnellement en moins grand nombre.
 

(7)  Après la seconde guerre mondiale, la pratique de l'escalade se développant, de nombreux grimpeurs jetèrent leur dévolu sur le massif rocheux des Trois Pignons, du Télégraphe, de la Reine ou de la Dame Jeanne (ou Dame Jouanne) et des bois de la Commanderie. Ces massifs étaient gérés par des propriétaires privés et par l'armée qui elle, s'en servait de terrains pour les manœuvres. L'attrait de ces lieux était dû principalement à leur grande tranquillité ; éloignés des grands axes de communication ferroviaires et routiers (l'autoroute ne traversera le massif qu'en 1964) et des sites de promenades du dimanche.


Certains varappeurs qui restaient sur place les fins de semaines, et qui en avaient assez d'aller dormir dans les abris sous roche ou de planter la "guitoune" avaient eu l'idée de restaurer d'anciens abris, mais aussi d'en construire d'autres. Au fil du temps, certains de ces abris étaient devenus de véritables "résidences secondaires", qui possédaient -outre des cheminées- des portes ouvragées avec serrures, (quelquefois fermées à clef), des fenêtres, dont certaines étaient munies de vitres et de volets, ainsi que du mobilier intérieur. L'alimentation en eau pouvait être assurée par des systèmes de récupération des eaux de pluie.


Les différentes parcelles privées situées de part et d'autre de l'autoroute, furent petit à petit, rachetées par l'Etat, ou reprises (vers 1980) à l'Armée. Aussi, devant le nombre important des habitations sauvages devenues maintenant totalement "illégales", les autorités demandèrent -par arrêtés- de faire détruire tous les abris illégaux se trouvant sur le domaine forestier. Ces destructions furent effectivement faites, en partie du moins, pour ce qui concerne les constructions les plus élaborées avec cheminées.

   

(8) Monticules de déchets de pavés plus ou moins bien constitués -selon la structure des chantiers- qui permettaient de dégager les aires du front de taille.

 


 

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